Le semi de Lisbonne, une course, deux expériences très différentes

AL : Quelle course de daube !

Prendre le départ d’une course quand on n’est pas en forme, pas préparée, avec trop de poids (comme dit mon chéri, courir avec une grande bouteille d’Evian dans chaque main, ça pèse), eh bien… c’est pas gagné. Et jusqu’alors, je n’avais jamais trop morflé, alors il ne s’agissait pas de mollir au Portugal.

Et j’allais enfin emprunter un pont de surcroît.
Je ne saurais dire pourquoi mais traverser un grand pont à pied m’a toujours séduite. Un jour, peut-être, je m’inscrirai à Millau…

Dimanche s’annonçait pluvieux, frisquet pour la saison et pour le pays, et pourtant, nous avons pris le départ sous un grand soleil. Mais malgré un kil en pente qui me donnait l’occasion de prendre un peu d’avance, je n’ai rapidement pas eu assez de jus.
Mais ce n’est pas tout. Car j’ai en outre souffert de la chaleur (alors qu’il m’est déjà arrivé de courir avec des températures plus élevées), j’ai bu, je me suis arrosée, j’ai manqué d’ombre. La course en offre peu. J’étais rouge cramoisie !

bBabaorun semi lisbonne

JC s’est déjà changé pour aller chercher AL, à la peine

Puis, j’ai vu des étoiles, alors j’ai beaucoup mis le clignotant pour marcher, puis suis repartie, j’ai perdu mes gels quand j’en avais besoin, et pour couronner le tout, je n’ai pas réussi à suivre mon chéri venu me chercher pour le dernier kil. Bref, je n’ai pas su/pu gérer, une cata !

Sans parler de l’arrivée, totalement oppressante, parmi la foule sans pouvoir m’échapper pendant 20 min, sans ravito, sans eau. Les pompiers m’ont aidée à sortir avant que deux grands mastards ne m’écrasent. J’ai choppé la médaille mais n’ai eu ni la flotte, ni la glace, ni les goodies. M’en fichais tellement (sauf pour l’eau).

Au bout du bout, j’y suis parvenue donc à le finir ce fichu semi, mais je me suis pris 11 minutes dans la vue ! Bilan 2h07’53 ». Je claque mon plus mauvais chrono depuis que j’ai commencé la course à pied. Une sorte de RP somme toute.

Durement obtenue pour l'un mais pour l'autre...

Durement obtenue pour l’une, mais pour l’autre…

JC : Quel pied !

Faire une course en se disant qu’on ne va pas forcer, mais juste en cherchant à progresser dans son entraînement, pour essayer d’être à nouveau performant plus tard, enlève toute pression. Du coup, ce semi lisboète ne fut que du plaisir pour moi !

Avant le go, nous sommes restés ensemble, courottant jusqu’à la ligne de départ tout en essayant de doubler le plus de coureurs possible. Nous sommes français que diable ! Puis ça part. Je me faufile, ça passe, pas de pression.

Je déroule, tout va bien.
Mes jambes se sont pas si mal, et encaissent ces 21 km autour des 14 km/h.

Et puis finalement, une bonne séance de travail avec 25 000 copains copines passionnés, ça passe très vite !
En 1h27’21 », ce qui s’est révélé bien mieux que ce à quoi je m’attendais.

Tout seul contre le vent

Tout seul contre le vent

J’ai pu observer le parcours, les gens, le côté latin de l’ambiance, et aussi déploré qu’une fois de plus, ça manquait de spectateurs, et il y a peu d’animations pour un rock’n’roll semi….

On ne passe pas en centre-ville (et tant mieux vu le profil de Lisboa).
Je suis content car pendant ma course, je peux prendre le temps d’encourager Anne-Laure et Guillaume quand nous croisions le long du Tage.

Je me suis même senti assez frais, une fraîcheur me laissant encore de l’énergie après l’arrivée à Bélem pour faire la queue et acheter les fameux pasteis de nata pour notre récup !

 

Que penser de l’organisation ?

JC : Je n’ai même pas pesté contre l’organisation, pourtant à des années lumière de celle de Berlin, pour sûr.

Dans le train, encore frais tous les deux !

Dans le train, encore frais tous les deux !

AL : Oui, enfin une course sans consigne, sans sas de départ, c’est étrange. Sans oublier qu’on a fait la queue 10 ans aux toilettes de la gare ne sachant pas s’il y en aurait après.

JC : Je me serais satisfait d’un bosquet moi… 

AL : Et puis la ligne de départ n’est pas tout à côté de la gare.

JC : C’est l’occasion de s’échauffer du coup. Mais tout ça ne pèse pas tant je pense. On devient peut-être un peu exigeant, car à part le départ, tout était très bien. En tout cas, jusque mon niveau.

Dernier selfie avant séparation

Dernier selfie avant séparation

 

AL : Oui car à mon niveau, je n’ai pas adoré l’arrivée interminable non plus.

On remet ça ?

AL : Cependant, j’estime que c’est une course à refaire, ne serait-ce que pour prendre une revanche. Le parcours se dit rapide, et courir en enjambant le Tage offre une vue magnifique.
Un gros merci à mon chéri qui m’a soutenue (et quand je galère, je suis un vrai dogue), et qui m’a récupérée après l’arrivée, avec des pasteis tout chauds, tout frais.

A l'an prochain les Portugais !

A l’an prochain les Portugais !

JC : Ça m’a donner très envie de me retrouver à l’automne au marathon de Valence (AL : Du coup, j’appréhende moi !), et surtout de revenir pour faire un chrono l’an prochain.
Je ressors de ce week-end le moral (re)gonflé, une condition améliorée, et plein d’envies de week-ends passion running à venir.

 

@Meiamaratona di Lisboa

@Meiamaratona di Lisboa

 

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6 réponses à Le semi de Lisbonne, une course, deux expériences très différentes

  1. valh dit :

    Très intéressant.
    J aime beaucoup les 2 visions complètement differentes.
    Bravo !

  2. Raphaëlle dit :

    Hyper intéressant ! Comme quoi les courses se suivent mais ne se ressemblent pas. J’aime beaucoup l’image des bouteilles d’Evian dans chaque main 🙂

    • babaAL dit :

      Eh oui, tu vois, on peut aussi prendre cher en course à pied… Et du coup, le nouveau challenge : trouver du plaisir même quand on régresse

  3. Justina dit :

    Vous êtes mes héros !

  4. audry dit :

    Quel plaisir de faire ces courses par procuration. Super!

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