Mais Udon que tu étais ? Ramen toi chez Kunitoraya

Quand on se « fait un Japonais » d’habitude, soit on se rend dans un restaurant au mobilier noir et on commande des sushi de saumon rayé tout gras, soit on passe la nuit avec un… Bref !

Chez Kunitorya, on cuisine devant vous ©babaOrun

On cuisine devant vous, normal, y’a pas de place ©babaOrun

Nous, les BabaOrun, on vous invite à goûter autre chose que des lamelles de poisson cru et des brochettes de poupée. Et comme nous sommes allés fouiner dans le quartier japonais de Paris -qui se résume en gros aux alentours de la rue Ste-Anne-, en quête d’un resto pas cher qui déchire sa mémé mais pas ses intestins, on avait envie de partager une trouvaille avec vous.

Une cantine pour boire le bouillon

Cette cantine japs s’appelle Kunitoraya et existe en version chic pour le soir (délicieuse, on a testé aussi) dans un ancien bistrot parisien rue Villedo, mais nous, on vous emmène dans la version plus « bonne-franquette », avec de grandes tables en bois. Vous venez ?

Quand nous avons testé l’établissement, il était encore sis rue Sainte-Anne, maintenant il a déménagé (1 rue Villedo, dans le 1er), dans un cadre plus lumineux.

A l’époque, devant notre petite adresse, des clients attendaient déjà sur le trottoir, mais ça défilait vite. Parmi eux, quelques personnes aux yeux bridés, un bon signe ! Donc zen, on a patienté. Après 10 minutes, on est rentré.

Avant, Kunitoraya, c’était comme ça…

En haut, une micro salle, des tabourets le long de la vitrine ou du piano de cuisine. « Vous voulez vous mettre là ? » Euh, non merci, l’odeur de bouffe pour retourner bosser, très peu pour nous. Nous avions préféré descendre dans la cave voûtée, où nous avons pris place dans l’une des deux petites salles aux tables serrées (rien que de très normal à la Capitale).

Le nouveau Kunitoraya, en déménageant, a amélioré son cadre… et rehaussé un brin ses tarifs.

La spécialité ici, les Udon ©babaOrun

La spécialité, les Udon ©babaOrun

On mange quoi ?

La carte était en français (ouf), mais ça ne nous a pas aidé tant que ça. Nous nous étions lancé au hasard  donc : udon aux ramen (ben oui, des pâtes au gluten, tant pis), dans un bouillon chaud parfumé, servi avec un œuf de caille pour l’un ; et udon en version froide servie avec une sauce chaude et des tempura (beignets light, si, si, ça existe) de légumes et crevette, pour l’autre.
Une petite dizaine d’euros chaque plat complet, guère plus. Ajourd’hui, pour un repas à la carte, comptez entre 15 et 25 euros.

Certains udon contiennent de la viande, mais pas de quoi faire une OD de protéines animales, c’est davantage pour parfumer le bouillon que pour satisfaire une envie carnassière.

Le service s’était montré ultra efficace, très rapide. Pourtant, aucun doute, tout était très frais, vu l’étroitesse de la partie cuisine, il eut été impossible de stocker des bols préparés à l’avance de toute façon.

Version soupe chaude ou sauce tiède, avec tempura ou oeuf de caille ©babaOrun

Version soupe chaude ou sauce tiède, avec tempura ou oeuf de caille ©babaOrun

Le verdict

On a appris que les pâtes des udon « vivent », que plus on attend, plus elles gonflent et perdent leur élasticité, gage de qualité. Nos voisins nippons ont happé leurs pâtes goulument, façon Belle et Clochard, le bruit en sus. Visiblement, pas de chichis, c’est comme ça qu’on fait.

Nous avons dégusté nos plats : ce fut simple, sain, goûtu et rassasiant. Les tempura étaient super croustillantes, le bouillon donnait chaud, et constituait avec les pâtes, un repas finalement relativement complet pour un budget serré. Rien de chic, rien d’ostentatoire ni de prétentieux, mais un parfait boui-boui nippon qui ne nous a pas coûté un bras ! Un détail non négligeable à deux pas de l’Opéra et du Palais royal.

Ajoutez de la civette émincée, parfait pour une haleine de yack ! ©babaOrun

Ajoutez de la civette émincée, parfait pour une haleine de yack ! ©babaOrun

Les becs sucrés pourront aller acheter leur dessert en sortant à la pâtisserie-boulangerie du coin, chez Aki, un excellent mix de spécialités françaises revisitées à la sauce japs.

Kunitoraya (la version jour pas chère : bar à Udons)

Et si vous préférez aller en Inde plutôt qu’au Japon, une autre cantine réputée pour être « le meilleur Indien de Paris », par ici !

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9 réponses à Mais Udon que tu étais ? Ramen toi chez Kunitoraya

  1. TITA dit :

    Allez donc faire un tour sur le site « Dos Palillos » dans le genre Jap ki cuisine 2 van vous c’est  » le mec  » plus ultra (ah ah ah) à Barcelone. Nous l’avons expérimenté et y’a pas de « sushi » (re ha ha ha) c’est super bon.

  2. Charlotte dit :

    Une super adresse ! Une de mes cantines préférées 🙂 j’ai testé plusieurs restos japonais rue Ste Anne et aucun ne m’a déçu il faut dire, un régal !

    • Jean-Christophe dit :

      Plus évident de trouver un vrai nippon rue Ste Anne. Ils sont à 90% chinois.
      Un vrai de vrai dans le quartier c’est Issé au 45 rue de Richelieu.

  3. sophie dit :

    L’institution, rue Saint Anne, est quand même Higuma 🙂 Mais comme vous j’adore ce quartier, après un ciné à Opéra, il n’y a pas mieux ! Par contre le ramen étant un plat d’origine chinoise signifiant « nouille tirée » (je crois), je conseille de le manger dans un resto chinois (et non un chinois déguisé en japonais 🙂 ) et j’aime beaucoup l’adresse « happy nouilles » rue de Beaubourg où on voit le cuisinier en train de faire ses longues nouilles en étirant sa pâte, aucun standing, un petit bouiboui comme je les aime !

  4. Philippe dit :

    Au fait, j’y suis allé hier midi, ça a changé de nom !

    https://plus.google.com/101127280925460612942/about?gl=fr&hl=fr

  5. Ping : Le top du top du burrito, c’est par ici ! | babaOrun

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