Mon premier marathon avec de la banane dedans

Non tous les chemins ne mènent pas à Rome !

Dès le petit matin @babaorun

Dès le petit matin @babaorun

La meilleure décision que j’ai prise depuis le début 2015 : accepter de changer de défi et de bifurquer de Rome à Paris. J’ai rejoint donc le Asics ChallengElles pour composer une belle bande de filles, dont certaines, comme moi, se lancaient dans l’aventure des 42, 195 km pour la première fois.

Autre dynamique de groupe qui donnera le « la » à ma préparation marathon, celle d’Urban Running, où l’amitié n’est pas un vain mot. Séances de VMA qui déchirent sa race, sorties longues entre potes, mélange des genres, des âges, des niveaux, avec un point commun, la patate.
Ou plutôt la banane, qui sponsorise le marathon de Paris, et qui ne me quittera pas de toute ma course !

Ein, zwei, une prépa méga dans les clous

Je n’ai pas toujours été une élève ultra disciplinée dans la vie (c’est chiant les gens trop réglo), mais là, j’ai tellement flippé de me lancer sur un marathon au début que je m’y suis tenue. Quatre séances par semaine, et sur la fin, une alimentation surveillée, en dissociant les glucides. Stop les Haribo, bref, une vraie pro !

Team Asics @Frédéric Poirier

Team Asics @Frédéric Poirier

Entre Marc Raquil et JP Monciaux @babaorun

Entre Marc Raquil et JP Monciaux @babaorun

Mon plan marathon avait pour colonne vertébrale les séances d’Urban Running (merci Olive), agrémenté d’une touche Asics signée Jean-Pierre Monciaux, le tout mixé à la sauce Savignoni, avec quelques entraînements en côtes par exemple. Merci mon chéri, ainsi, même celle de l’hippodrome m’a parue largement faisable !

JC : Les côtes ? Mais c’est la base de la base. Tu sais pas qu’on va en montagne cet été ?AL : On en reparle hein ?

Donc quatre fois par semaine, même sous la pluie, j’y suis allée. J’ai aussi Noké mes pieds, bien roupillé, pris quelques cachets de Lactibiane pour bichonner mes intestins -la tendance Smecta ou Immodium ne fait pas rage chez les Baba-, et hop, direction le départ du marathon de Paris ce dimanche 12 avril.

Zéro stress

Dès le 11 avril, j’ai étonné mon amoureux, et pour cause : je ne stressais pas, moi la grande nerveuse ! Mon secret ? Une to-do list pour jeudi, samedi et dimanche, que j’ai dument cochée, calmement. Ne pas oublier le tatouage des temps de passage (sorte de tatouages Malabar du running, c’est bien pratique), la tenue de rechange, la manucure assortie au tee-shirt, etc. Que des trucs importants.

Tatouage des temps de passage @babaorun

Tatouage des temps de passage @babaorun

JC : Elle n’a même pas été pénible. Je songe sérieusement à lui coller un marathon tous les week-ends…

Oui mais comme le samedi, j’avais un alibi en or, je n’ai rien glandé à la maison, et là, pas sûre que tu adores tous les week-ends !

Dimanche, levée 5h45, avalage de porridge, et zou, direction l’espace VIP Asics, où il y avait du café, du chauffage, Marc Raquil, Jean-Pierre Monciaux, Elodie, et les copines qui avaient aussi de jolis ongles assortis au maillot…

Sas de départ @Patricia Lossouarn

Sas de départ @Patricia Lossouarn

Avec Frogita, on se dirige dans le sas, où l’on aperçoit Patricia, coach Urban, zébulon du running. Moi aussi j’ai envie de sauter dans tous les sens Patricia, je suis terriblement impatiente de me lancer. Et ça part.
Sous le soleil. Les Champs, la Concorde, la rue de Rivoli rien que pour moi.
Là j’ai envie de pleurer tellement je suis contente d’y être ! Mais je n’ai que deux Kleenex pour toute la course, donc je me retiens.

Avec trois lièvres… officiels

Et oui, pas un, mais trois. En théorie, ils se partageaient la distance, mais voilà comment ça s’est passé en réalité.

Olivier et Anne-Claire, deux de mes lièvres officiels @babaorun

Olivier et Anne-Claire, deux de mes lièvres officiels, km 18 @babaorun

Dès l’hôtel de ville, je raccroche Olivier, pote Urban et blogueur du très joli Mountainridge, qui va me mener au 18e km (mais en réalité, il nous quittera au Troca, soit au 29e, c’est tellement sympa de courir en troupe !). Il me porte ma ceinture, mon bidon, contrôle mon allure, me fait la conversation, c’est pas royal ça ?
JC : En plus, il est beau comme un dieu. #JCuntantinetjaloux

Sur la route de la Gravelle, nous rejoignons Anne-Claire, Madame Endomorfun, Urban cops elle aussi, puis au km 30, on raccroche mon chéri (et coach préféré), qui doit prendre le relais.

J’ai de la chance, je sais ! Savoir que j’avais des lièvres m’a rassurée et c’est probablement la raison pour laquelle je n’ai pas stressé. Mais ce n’est pas tout, car des surprises m’attendent…

Une troupe façon auberge espagnole

En passant vers l’Hippodrome, Amedeo qui passait par là déguisé en runner, me capte et raccroche le wagon, pour former un trio de choc et surtout, surtout, de joie ! Car le voilà le maître mot de la journée JOIE (non je n’ai rien fumé, j’ai d’ailleurs arrêté pendant ma prépa).
JC : Quand je vous le dis que je vais lui coller un marathon souvent, adieu la clope, youpi !

Avec Amedeo, km 18  @A. Ollivier

Avec Amedeo, km 18 (notez que je vole) @A. Ollivier

Amedeo n’a jamais/pas encore couru le marathon de Paris, le temps est superbe, il décide de m’accompagner, et je suis contente qu’il soit là. Lui aussi semble-t-il. Il sera là jusqu’au bout.

En bas de la rue de Charenton, sous le portique, Marie, hey, mais tu es là toi ! Elle s’élance avec nous, et hop, nous sommes quatre ! Qui a dit que le marathon était une aventure en solitaire ?

Entre les lièvres prévus et les suiveurs surprise, je courrai ce marathon toujours entourée de une, deux, trois voire quatre personnes. Une joyeuse troupe de runneurs !

Et les supporters que le PSG m’envie

Dès le km4, pas moyen d’avoir un instant d’intimité avec mon lièvre ! Laura, masseuse officielle de Babaorun (demandez aux copains qui ont testé, elle a des mains de fée), est làa, elle nous suit sur quelques décamètres, faisant un pseudo « reportage » radio. Du grand art. Ce reportage, nous le garderons secret de peur de voir Nelson Monfort ou Gérard Holtz perdre leur emploi.

Avant la remontée vers la porte Dorée, je repère Michèle et une autre Anne-Claire, avec leurs petits drapeaux frenchie et leur t-shirt Urban.

Puis au km18, j’ai rendez-vous avec Alexandra qui me refile un nouveau bidon. Je m’arrête, j’ai trop envie de faire une photo et un bisou, elle qui ne peut pas courir (et se languit).

Avec Alex, pause photo, km 18 @A. Ollivier par Amedeo

Avec Alex, pause photo, km 18 @A. Ollivier par Amedeo

J'en profite pour m'étirer, km 18 @A. Ollivier

J’en profite pour m’étirer, km 18 @A. Ollivier

Mes bodyguards peuvent bien attendre ! @A. Ollivier

Mes bodyguards peuvent bien attendre ! @A. Ollivier

Au semi, c’est Delphine qui me hèle, je suis toute contente qu’elle soit là, elle aussi. J’ai la banane, obligée !

Surtout que, 1,5 km  plus loin, ma collègue Claire et son petit Joshua sont là également, youhou, je crie « Joshua » (pour qu’il s’en souvienne plus tard, il n’a que quelques mois, mais il faut motiver les futurs coureurs dès leur plus jeune âge).

Avec « ma bande », on continue, je me fais contenir par mes lièvres, car au fil des rencontres, je tends à m’emballer niveau allure ! Je fais bien gaffe de sourire à TOUS les photographes depuis que j’ai lu le post de Londsrunner. Mais finalement, les photos officielles seront bien décevantes (Maindru et moi, on n’est décidemment pas potes). Je fais un commentaire pour ça ? Non ? OK en mode banane je suis, en mode banane je reste.

Je recroise Laura avant de m’engager sur les quais, tiptop. Quelle fidélité ! Au sortir des tunnels, c’est Patricia again, puis Judith du team Asics (blessée, la pauvre) qui sont là, et malgré les petites montées casse-pattes, je les alpague tout sourire. Bananator.

Et pendant ce temps, ma rivale termine en 2h21... @A. Ollivier

Et pendant ce temps, mes rivales terminent en 2h23… @A. Ollivier

Et au 30e, bing, re-Michèle et Anne-Claire avec leurs petits drapeaux sur la tête. Dans le bois, je croise David et Richard, puis Isa,d’autres Urban potes, alors qu’un groupe de musique me donne envie de chanter Blondie. Atomic ♪♫♪♫ ! Je fonce !

En avant la zizik (et les cannes)

Tout comme Amedeo qui les applaudit au passage, je ne manque pas de faire un petit signe, un cri, un lever de bras, un clin d’oeil aux groupes de musicos qui ponctuent le parcours. Big band de jazz, battucadas, fanfares, et top-over-the-top : la banda qui joue l’hymne de l’aviron bayonnais en arrivant sur Bastille. Là, je suis limite de me mettre par terre et de faire les cornes du taureau, comme à la féria. Mon lièvre Olivier doit me prendre pour une barge !
La banane, mais…

Au coin du Bois, la douleur

(au passage, un bien chouette album de Camille)

@A. Ollivier

@A. Ollivier

La plus grosse crainte de ce marathon résidait dans le fait que j’ai suivi une prépa parallèle : chez le kiné, deux fois par semaine. Mal sur le côté de la fesse lors des sorties longues, un mal qui descendait vers le genou… Allais-je pouvoir tenir ? J’ai pris bien soin de m’étirer régulièrement, et Stéphane mon kiné complétait avec ses massages profonds (aïeu, là, j’avais pas la banane). Mais lors du marathon, j’ai tenu. Me suis arrêtée trois fois pour m’étirer, mais j’ai terminé debout !

Je ne vous apprendrai rien en avouant que ça fait mal aux cannes un marathon, à partir du 35 e environ. J’ai eu beau sautiller pour détendre tout ça, à un moment, fatalement, tes mollets luttent. Mais je me suis efforcée de garder le sourire, toute euphorique que j’étais.

Et d’ailleurs, ce fameux mur dont tout le monde parle, je ne l’ai pas trouvé. J’ai même souhaité accélérer quand j’ai retrouvé mon chéri au 30e, sentant que c’était possible (mais ce n’est pas flagrant sur ma courbe).

La course en bref

Je suis partie hyper pêchue, en pleine forme. J’ai tenu à contrôler un maximum mon allure à 6’10, même si aucune montée ni aucun faux-plat du premier semi jusqu’aux quais inclus ne m’ont paru difficiles. Je n’ai pas aimé le long tunnel, malgré les images de Watteau et la musique classique, et une affiche du Louvre qui indiquaient qu’il y avait nous, Dieu et Poussin !

J’ai appréhendé le mur, cependant, comme sur mon tee-shirt Douzaleur, je me suis demandé ce que c’était en fin de compte, ne sentant rien de particulier survenir. J’ai donc fièrement doublé des boîteux, des claudiquantes, et essayé de ne pas faiblir, voire d’accélérer un chouilla à la Maison de la Radio. Mon amoureux m’aurait-il donné des ailes ?

Baba JC & baba AL @M. Coisnon

Baba JC & baba AL @M. Coisnon

La dreamteam (JC prend la photo) @babaorun

La dreamteam (JC prend la photo) @babaorun

J’ai bien remarqué dans le 16e qu’il était moins le quart, l’heure de l’apéro, il fallait donc ne pas tarder à arriver ! La partie dans le Bois, que tout le monde déteste, ne m’a pas semblé plus terrible que cela. Enfin, je fais ma fière, car sur le moment, j’ai arrêté de blablater à tout-va, et j’ai craint que mes mollets ne crampent. Alors un petit arrêt stretching sur le bas-côté au 36e et hop, derniers kilomètres en vue !

Un finish bizarre tout de même

Après la ligne d'arrivée, so so so happy ! @PM Giao Duong Huynh

Après la ligne d’arrivée, so so so happy ! @PM Giao Duong Huynh

En arrivant porte Dauphine, j’ai trouvé un peu d’énergie pour accélérer vraiment (me demande encore comment) et finir rapidos conquérante. Mais les organisateurs ont sommé mon superbe aréopage de me lâcher les baskets.

Ainsi je n’ai vu ni Amedeo ni Marie partir, et pendant qu’Anne-Claire tâchait de convaincre un bénévole de continuer, JC en a profité pour se faufiler et passer la ligne d’arrivée derrière moi, le gredin ! J’ai donc aussi perdu Anne-Claire, mon lapin, dans la foule, rhhhhhooo.

Heureusement nous avons retrouvé Laura, après un moment, pour une photo devant l’arc de triomphe !

Marathonienne !

Oui j’ai couru 42,6 kilomètres (j’ai essayé de bien suivre la ligne bleue tracée au sol, qui marque la trajectoire idéale pour 42,195 km), en 4 heures 22 moi, mes potes et ma banane. Un sourire omniprésent, pas feint pour un rond. Car j’ai adoré partager cet effort sous le soleil avec des proches, des amis, en entendant parler des langues du monde entier.

@babaorun

@babaorun

J’étais partie sur un temps idéalisé à 4h20, je n’en suis donc pas loin. Je n’espérais pas aussi bien ! Je n’ai pas pleuré à l’arrivée, j’en ai eu envie quand mon chéri m’a prise dans ses bras pourtant…

Au terme de 1O semaines d’entraînements, un merci géant à tous d’avoir contribué à faire de ce gigantesque effort une grand-messe bananifiante au possible.
Je réfléchis déjà où je vais bien pouvoir faire mon prochain marathon, et j’ai très envie d’emmener Olivier, Anne-Claire, Amedeo, Marie (et mon chéri) dans mes bagages !

Ma médaille, cassée (merci l’orga), je la porte en pensant fort à deux cops ultra warrior : Claudia et Alex, avec qui j’espère courir mon prochain marathon.

Résultats
MDP2015-resultats

Ma panoplie de Bananator

> Tee-shirt, short et chaussures Gel Cumulus 16 Asics (impec, pas d’ampoules, elles ont parcouru près de 500 km depuis le début la prépa)
> Chaussettes Climacool Adidas
> Brassière Kalenji (je vous en ai déjà parlé)
> Ceinture avec bidon Salomon
> Casquette grigri du marathon de Boston, Adidas
> Mon tatouage 4h20
> Et j’ai finalement repris la Suunto, car les allures instantanées selon Polar, c’était pas ça.

@babaorun

@babaorun

Mon carburant

> Boisson d’effort Overstims sans gluten aux fruits rouges
> Gels Overstims (5 en tout), je vous recommande ceux caramel au beurre salé, pas trop sucrés, super bons
> Une demi-banane, oui, une demie seulement puisque j’avais déjà la mienne accrochée sur mon visage non stop
> Et beaucoup de flotte pour boire de l’eau fraîche en plus, et m’arroser. La douche à la Vittel, so chic ! Je me serais bien arrosée à l’eau courante, mais il n’y avait plus de gobelets aux ravitos. ASO, faites quelque chose bon sang !

Marathon de paris 2015_avec Laura

Avec ma supporter Laura. Me manque une photo avec mon chéri… @babaorun

 

Si vous avez envie de lire aujourd’hui :
Le CR de Frogita
Le CR de Jahom Runner
Le CR de Sonia

Le CR de Euclès
Le CR de Mangeur de cailloux

 

 

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16 réponses à Mon premier marathon avec de la banane dedans

  1. You dit it !!! Et tu as géré ton objectif en plus.

    Le seul bémol dans ta fête ce sont les horreurs que tu as mangées. Babaorun nous avait habitué à mieux. (Il faut dire que je viens de lire un article sur les additifs qu’Overstim’s met dans ses produits sans gluten). 5 gels really ? Beurk.

    • Jean-Christophe dit :

      Après le 1er gel, j’ai tenté une demi banane… que j’ai éructée copieusement. Sachant que la texture de ces gels me convenait, me suis pas trop posé de questions !

  2. Alexandra dit :

    Moi aussi j’espère bien qu’on va le courir ensemble ton prochain marathon !!!!
    Encore bravo ma super Cops, t’es une vraie warrior !

  3. philippe dit :

    Génial, bravo ! ça donne envie de n’avoir jamais couru de marathon pour revivre la première fois 😉

  4. SECKLER Valérie dit :

    Extra!! Suis ravie que ça se soit passe aussi bien pour toi, signe d’une prépa bien menée et digérée et d’une mega envie. Énorme bravo, tu as super bien géré.
    Comme Philippe, on aimerait revivre les émotions de cette toute première fois ….Même si en fait chaque nouveau départ sur marathon, c’est une nouvelle aventure.
    Je regrette de ne pas t’avoir vue, mais j’ai bien pense a toi et j’aurais été ravie de sentir ton enthousiasme
    Bonne récup’ miss

  5. SONIA dit :

    J’t’ai déjà dit que t’étais une chouette fille tôa ???

    • AL dit :

      Coucou belle Sonia
      Ah ben non tu m’avais pas dit ! Décidément ce marathon est plein d’amour !!! Je m’en vais causer sur ton blog tiens ! (AL)

  6. Rohnny dit :

    Juste envie de te dire un grand BRAVO pour ce marathon. Bonne récupération à toi.

  7. Daddy dit :

    Donc il y aura un prochain marathon. Bravo AL, tu es magnifique et terriblement efficace. Ton enthousiasme semble être un atout.

    • AL dit :

      Merci David. Maintenant faut que je me rassemble pour trouver où je vais aller courir l’an prochain (et avant).

  8. Ping : 750 euros en un an... | BabaOrun

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