La top adresse perdue de Venise, on l’a trouvée !

Non, Venise n’est pas triste, contrairement à ce qu’Aznavour tente de nous faire avaler par les oreilles.
Venise côté lagune (oui, parce que la ville de Venise qui vit vraiment, c’est Venise Mestre, et là, bonjour la grisaille !) forme une incroyable dédale de ruelles piétonnes, et même si l’on critique l’aspect « ville musée » de Venise, y’a pas à tortiller, Venezia, c’est magique.
Mais, même si l’on se nourrit de culture et d’histoire, sur les coups de midi, les Babas ont la dalle !

La terrasse du "Paradis perdu" @babaorun

La terrasse du « Paradis perdu » @babaorun

Direction le quartier de Cannareggio

Après avoir pris un bain de foule vers le Rialto et le quartier Saint-Marc, nous partons baguenauder au nord-est, dans des quartiers moins peuplés de touristes : le Ghetto juif et Cannareggio.
On en a vite plein les pattes, une furieuse envie de nous poser nous gagne, il nous faut trouver un lieu pour nous sustenter. AL, calamar-addict, ne cracherait pas sur un restau de poisson.

Nous longeons un canal (original à Venise), quelques auberges tentent de nous appâter en nous tendant une carte traduite en 20 langues… les malheureux… quel excellent effet répulsif ! Quand JC repère de vrais Ritals qui entrent dans une auberge qui ne paie pas de mine. Ça augure d’une adresse pas mal.

JC  : Et moi, j’ai du flair pour dénicher les bonnes petites adresses. Je les sens bien !
AL : Mais quel crâneur, j’y crois pas (n’empêche c’est vrai, tu es fortiche mon chéri).

On pousse la porte et là, révélation !

On sent qu’on a décroché le gros lot de la gargotte qui va carrément nous enchanter.

Le cadre > Dès l’entrée, une machine à pâtes fraîches nous accueille, tandis que de petits poulpes nous séduisent avec leurs tentacules qui vont bientôt passer à la casserole. La salle s’étire en profondeur, avec tables et chaises rustiques en bois, une déco de bric (et de briques) et de broc qui a un peu vécu, une atmosphère réellement chaleureuse et familiale.

paradiso perduto la salle

L’ambiance > Au fond, tout le monde est au boulot : ça épluche des oignons, ça coupe des petits légumes, ça décortique une montagne d’écrevisses, tandis que les seiches à l’encre mijotent avec une douce odeur de sauge et d’ail. Mmmmm.
La musique distille tantôt un bon petit air de jazz ,tantôt une tarentelle… Sympa, pas trop fort.

Le chef, une figure locale @babaorun

Le chef et nos futures victimes… @babaorun

Les gens > Le chef, une figure locale visiblement, coiffé d’une toque posée de traviole sur ses cheveux blancs frisottés, s’affaire. Les serveurs assez jeunes se montrent sympas et discrets.
Nous faisons la tchatche avec nos voisins de table, des Vénitiens qui nous confirment que l’endroit est un authentique incontournable. La dame sympa nous raconte dans un bon français qu’elle bosse pour l’OMS en tant que pédiatre en Papouasie Nouvelle Guinée.

Nos papilles au paradis !

Nous tergiversons dix ans. Que va-t-on choisir, on a envie de tout (mais on sait aussi qu’il va falloir repartir crapahuter après le repas).

Les prix > Les antipasti oscillent entre 8 et 14 €, les primi (pâtes maison) vont de 9 à 16 € (là, en tant que Parisiens, on bave), tandis que les gros plats garnis proposent des sardines grillées à 12 €, du bar (généreusement garni) à 26 € ou un assortiment de friture de poisson et fruits de mer à 20 €. Et les desserts affichent 6 €.

paradiso perduto les platsNous partageons deux antipasti -l’un de légumes, l’autre de fruits de mer-, un joli plat de « bigoli torchiati » aux écrevisses fraîches,

JC :  Je précise que les bigolis sont des pâtes typiquement de Venise, qu’on se le dise ! 

une grande assiette de friture pas grasse en fait, et un tiramisu (énorme et ultra aérien), avec une petite carafe de vin blanc tout à fait goûtu qui ne colle pas mal au crâne, une grande eau gazeuse, deux cafés, un incroyable festin  pour même pas 40 € par personne.

Les plats > JC : On se régale, tout est ultra frais – sauf l’haleine bien aillée…
Les antipasti, contrairement à ce qu’on trouve communément en France ne baignent pas du tout dans l’huile, mais croquent sous la dent. Les pâtes fraîches bien al dente glissent sous une sauce au vin blanc légèrement tomatée et persillée, dans laquelle les écrevisses sont certainement très heureuses.

Notre orgie de produits de la mer (fritto-in) contient des crevettes roses, des crevettes grises, des calamars, des rougets, des coquilles st-jacques, des anchois frais… Un régal. La friture, servie avec une petite polenta très blanche, se révèle peu grasse finalement. Quant au tiramisu, tout bonnement top, et on est difficiles en tiramisu nous !

@babaorun

@babaorun

JC : Seul bémol, le café n’est pas à la hauteur, ce qui m’a surpris… un raté peut être.

Le menu change chaque jour, au gré du marché et des saisons.

JC : Et le soir, apparemment, il y a des groupes de musique. J’imagine bien les clients danser sur les tables !

Bon, qu’attendez-vous pour booker votre AR Venise (rien que pour ce « Paradiso perduto« ) ?

 

Les Babas, rassasiés et contents ! @babaorun

Les Babas, rassasiés et contents ! @babaorun

Paradiso perduto
Fondamenta della Misericordia – Cannaregio 2540 | 30121 Venezia
Résa – tel. 041 720581
Attention, ils n’acceptent pas la CB

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Une réponse à La top adresse perdue de Venise, on l’a trouvée !

  1. vivie dit :

    Mmm ! Appétissant tous ces plats typiques vénitiens. … On a vraiment envie d’y retourner ! Merci AL et JC.

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