T’es Hoka, t’es bath, t’es in !

Hoka Rapa Nui trail babaorun

JC en Hoka @babaorun

Il était une fois un pas-prince mais très charmant, qui se traînait une aponévrosite plantaire (les vrais princes, eux, ne sont jamais blessés) et qui voulait courir quand même.

A une running expo, on lui recommande vivement de porter des HokaOneOne. Curieux, il se rend sur le stand et là, moi, je fais un pas un arrière ! Lui tente, il n’a plus rien à perdre et le marathon de Boston se profile à l’horizon. Moi, je pense à son allure princière et… je tousse.

Pourtant, ces tatannes, pour JC, c’est une révélation. Il adore, adhère et désormais va varier les plaisirs à ses pieds.

Du modèle Rapa Nui, il passera aux Rapa Nui trail et courra Boston, la Lozère… Mais il reviendra sur ses tests dans un autre post, après avoir essayé les nouvelles Clifton. Patientez que diable !

Et moi, et moi, émoi

Ayant toujours reluqué ses arpions avec une curiosité mâtinée d’obstination de pseudo fashion victim (ce que j’aimerais être mais mon banquier ne me suit pas sur ce coup-là), par une belle soirée d’été, je participe à une sortie test des fameuses Hoka, à Puteaux. Merci Terre de running.

Je pense fortement à ce qu’en dit Marie. Hoka, on dirait les chaussures de Loana… J’assume ! Et je pars. Les chaussures à l’air mastoque annoncent une légèreté inversement proportionnée à leur design. Et maintiennent mon pied sans failles.
Et finalement, vues du dessus, les Hoka One One (le nom complet de la marque, qui s’inspire d’une expression maori qui signifie «planer sur Terre», oui, c’est assez élaboré) m’apparaissent plutôt profilées. Je m’habitue. Je finis ma sortie ravie.
Bon je passerai rapidement sur le repas à la pizzeria où le serveur a fait tomber deux pizzas entières sur mon dos. Ça n’a rien à voir avec les shoes.

J'aime les mots doux dans les chaussures ! @babaorun

J’aime les mots doux dans les chaussures ! @babaorun

Les Hoka et le retour du bordeaux, même combat !

Quand on nous annonçait le retour du bordeaux, j’ai grimacé, pas autant qu’avec les come-back du fuseau (si, si, vous verrez) ou des mocassins à pompons, mais tout de même. Et puis, je me suis habituée, comme pour les Hoka. Je me suis tellement habituée à ces chaussures à la semelle XXL que j’ai tenté le coup.

Depuis mon retour de vacances, je teste donc les Hoka Conquest. Et J’aime !

5 choses des Conquest qui me conquièrent

La sensation de rebond : j’ai l’impression qu’elles me propulsent. Leur ligne qui rebique au bout du pied est pensée pour favoriser le rebond, et je trouve que ça marche pas mal. Même sur moi qui ait cette fâcheuse tendance à taper, enfin à courir de manière nettement moins aérienne que Christelle Daunay quoi !

JC : On appelle ça l’effet «rocker»

Le dynamisme : On s’attend à chausser une paire de compensées, que nenni. Le pied s’enfonce dans le chausson et cette grosse semelle externe boostée à l’EVA ne sert que l’amorti externe. A l’intérieur, la sensation est plutôt «sèche», beaucoup moins moelleux que dans mes Kayano. Elles ont du pied.

@babaorun

@babaorun

Le maintien : Moi qui ait les arpions qui s’affaissent (pronatrice je suis, mais je déteste ce mot, ça fait vocabulaire de porno je trouve), j’apprécie le très bon maintien des Hoka Conquest. Et non seulement au niveau du coup de pied , mais aussi de la voûte plantaire, et du bout du pied. Bref, elles n’en mènent pas aussi large qu’elles en ont l’air.

Le drop : Certains coureurs déplorent leur aspect gros amorti sur semelle compensée. Ils se trompent. Ils se fichent le doigt dans l’oeil jusqu’au coude. Cette semelle n’est en rien compensée, et ne rehausse pas du tout le pied. Les Hoka annoncent même un drop plutôt minime (la différence entre la hauteur sous le talon et celle sous les orteils est de 6 mm).

Le look : Ma paire rose et jaune me plaît bien. Et je tiens à remercier Hoka de n’avoir pas inscrit en grosses lettres le nom de la marque sur la Conquest !

 

Deux bémols pour la Hoka Conquest

Le poids : Bien que très confort et répondant avec pas mal de dynamisme au geste du coureur, la Conquest demeure un modèle qui pourrait s’alléger. Ces chaussures pèsent 20 g de plus que mes Asics Kayano, et j’hésite fortement à les utiliser sur les 20 km de Paris par exemple. Car leur confort me séduit tout de même…

Le prix : Merci pour ce super cadeau. J’ai beaucoup de chance, car si j’avais dû me les offrir, je n’aurais pas sauté le pas. 172 €, je les consacrerais plutôt à une belle paire de chaussures de ville.

Cependant, maintenant que j’ai testé, je dis Hoka-yyyyy (ouais, je sais, elle était facile celle-là).

Elle fait peur comme ça, mais en fait, elle convainc ! @babaorun

Elle fait peur comme ça, mais en fait, elle convainc ! @babaorun

 

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6 réponses à T’es Hoka, t’es bath, t’es in !

  1. valérie SECKLER dit :

    c’est vrai que lorsqu’on la voit de profil , elle fait « peur » ! et puis ce prix rébarbatif…..
    comme tu l’expliques fort bien, il faut donc passer outre ses premières réticences et laisser les apparences de côté et essayer par soi-même……

  2. ACBC dit :

    C’est toujours un plaisir de te lire AL ! Mais même si ces pompes me font bien envie sur du trail, 170 euros psychologiquement ça passe pas.

  3. Ping : 20 km de Paris, 12 au top, 8 en flop | babaOrun

  4. Bertrand dit :

    Bonjour,
    Je les ai achetées aux US, bien moins cher… environ 130€.

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