Les questions que JC et AL posent à AL et JC après Cham’

Statue en centre-ville

Statue en centre-ville

Quand JC se réinscrit au marathon du Mont-Blanc, AL se dit que, finalement, un petit 10 km une semaine après celui de L’Equipe, avec en plus un bon bol d’air pur et avant de se jeter sur un bon plat savoyard 325m de dénivelé à la clé, ça ne lui fera pas (forcément) de mal.

Et voilà comment les Babas se sont retrouvés à Chamonix pour le WE du Marathon du Mont-Blanc, l’une des grand-messes locales (l’autre étant l’UTMB). Trois jours durant lesquels la petite bourgade alpine vit au rythme des départs et arrivées de courses.

Chamonix, mode d’emploi

A Cham’ – c’est comme cela qu’il faut dire -, tout tourne autour de la montagne. Y’a un mur peint en hommage aux guides, Frison-Roche y est plus connu que Michael Jackson, des bars exhibent des chaussures de ski pour décorer (mais non, ça pue pas les pieds enfin !), et on te sert de la tartiflette (ça, ça pue des pieds) même à la crêperie.

et les chocolats ont des noms de montagne @babaorun

Les chocolats ont des noms de montagnes @babaorun

A Cham’, si t’es pauvre, tu portes le tee-shirt d’une course. Si t’es riche (à Cham’, c’est une possibilité), tu arbores tes plus beaux atours aux doux noms de Arctéryx, Mammut, Peak Performance, Salomon le WE du marathon du Mont-Blanc, The NorthFace le WE de l’UTMB…

Pour mieux nous fondre dans la masse, on a hésité à se dessiner une fausse marque de lunettes de glacier, style « je fais de la haute montagne »avec un bon auto-bronzant. Mais on s’est dit qu’il allait faire beau, qu’on bronzerait naturellement, et bim, raté !

Mais JC a tout de même bouclé un trail de 42 km, AL, plus réservée, a couru le 10(+8) km, et malgré leurs CR qui racontent leurs performances de ouf, des questions demeurent.
Donc AL a cuisiné JC, lequel, cuisine aussi AL.
Leurs réponses :

Tu veux un bidon ? @O. Picard pour Babaorun

Tu veux un bidon ? @O. Picard pour Babaorun

AL : Mais quel plaisir tu peux avoir à courir blessé, dans le froid et sous la pluie ?
JC : Tu sais, le plaisir il est aussi ailleurs.
AL : Ouiiii, je sais…
JC : Non mais le plaisir de tenir un objectif. Plaisir de le préparer. Donc le jour de la course, même si la météo est pourrie, et bien tu essaies de faire abstraction, tu adaptes ta tenue, et ça passe. Quand je faisais du vélo, parfois la pluie était bien pire qu’à pied.
Pour ce qui est de mes blessures : je commence justement à en avoir ras la casquette de lutter. Pour le moment, ça passe encore.  Je sais pas. Ça s’appelle des ressources nan ?

JC : Tu t’es inscrite au marathon de Rome pour 2015. Défi important avec toute la prépa, la course, et je te le souhaite, un beau marathon à la clé. Est-ce qu’un jour, tu aimerais faire un trail de 40-50 km genre marathon du Mont-Blanc ?
AL : Non. Je ne crois pas, j’ai pas assez l’esprit guerrier pour ça. Déjà pour une prépa marathon, je sais que ça va me sembler long. Cela demande une certaine discipline et moi, j’aime trop la vie hédoniste, celle où on savoure le plaisir de sortir, l’insoucience de se coucher tard, de picoler, de manger sans trop penser à son poids. Et puis j’aime évoluer lentement pour sentir que je peux être à la mesure des défis que je me fixe. « Chi va piano, va sano (e lontano) » me convient bien…

Romaaaaaaa @Babaorun

Romaaaaaaa @Babaorun

AL : Pourquoi tu portes des Hoka (comprendre > c’est si… gros) ?
JC : Je porte des Hoka car, justement, je souffrais tellement de mon aponévrosite, que l’on m’a conseillé ces chaussures avec un amorti plus important. Et j’ai été bluffé par leur stabilité. En trail, ça me paraissait une évidence. La Rapa Nui, le modèle que j’utilise, est moins haute que les autres et, à mon sens, c’est le meilleur compromis amorti/ stabilité/ rendement que j’ai pu essayer en trail. Elles m’ont vraiment convaincu au marathon du Mont-Blanc.

JC : Toi, tu commences à tâter vraiment les deux terrains. Préfères-tu le trail ou la route ?
AL : Je ne sais pas, j’aime la nature qui m’entoure en trail, l’odeur des arbres, les petites fleurs, les paysages évidemment, mais je flippe dans les descentes techniques, et puis j’ai peur de croiser le dahu !
La route au moins, tu peux bien doser l’effort, tu sais à peu près à quoi t’en tenir. Pour le moment, je n’ai pas envie choisir. J’aime le mix des deux, selon la saison. Et puis où on habite, y’a pas vraiment de terrain pour se mettre sérieusement au trail !

Michel c'est plus musclé...

Michel c’est plus musclé…

AL : Dis-moi, entre nous, l’interview de Platini que tu lisais à 6h du mat’ au lieu de te préparer, elle disait quoi ?
JC : Elle était longue :-). Pleine de sujets ! Elle m’a renvoyé à mon enfance, mon adolescence. Au France-Allemagne de Séville. Au sport de haut niveau dans les années 80. Et puis ça m’occupait !
Je n’arrive pas à me projeter dans le temps les jours de course. Si je ne suis pas drivé (seul moment de ma vie où je le demande…), je suis à la bourre à chaque fois. C’est systémique chez moi. Et pourtant, je cauchemarde depuis des années que je rate le départ d’une compétition hyper importante. Et c’est souvent une course de VTT !


JC : Et toi, entre nous, qu’est-ce qui t’a poussée à repartir alors que tu avais déjà couru 8 km et qu’après tout, tu n’allais pas battre ton record avec ce parcours à relief ?
AL : Déjà, alors que tout le monde court des distances de ouf à Cham, toi tu ne cours « que » 10 km… Donc si, en plus, tu ne finalises même pas ta course correctement, à quoi bon ! J’avais envie de faire le truc jusqu’au bout car je me sentais encore à peu près en forme. Envie de me sentir coureuse quoi ! Et puis de pouvoir raconter quelque chose sur babaorun non ?!

On fait quoi, on repart ? @M. Olllivier pour Babaorun

On fait quoi, on repart ? @M. Olllivier pour Babaorun

AL : Bon, comme gâteau de récup, tu préfères une torche aux marrons ou une tarte au citron ?
JC : Pendant les quelques heures qui suivent une course difficile, je n’ai pas très faim en fait, et j’ai souvent envie de frais. De désaltérant. Mais plus tard, j’ai pour habitude de me récompenser d’une (AL : ou deux) super pâtisserie, alors je répondrais tarte au citron, et meringuée. Une bonne plâtrée de meringue italienne ferait mon bonheur.
Ça me fait penser qu’il faut que je réfléchisse à une question cruciale : dans quelle pâtisserie vais-je m’accorder ma récompense cette fois ?

Pâtisserie(s) de(s) rêves @Babaorun

Pâtisserie(s) de(s) rêve(s ) @Babaorun

JC : Et toi, ton délire après une course ?
AL : Ne rien foutre, un bon spa et me faire masser. Bref, ce qui n’arrive JAMAIS !

Retrouve sur babaorun :
> le récit de BabaAL sur son épique course de 10km(+8km) à Chamonix,
> et celui de BabaJC sur son deuxième marathon du Mont-Blanc bien arrosé.

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3 réponses à Les questions que JC et AL posent à AL et JC après Cham’

  1. Ping : Un 10km de 18km, et si c'était vrai ? | babaOrun

  2. Daddy The Beat dit :

    Vous êtes extra tous les deux, vous me faites vachement marrer 😉
    Sinon JC, j’ai essayé les Rapa Nui Tarmac et j’ai beaucoup aimé !

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